Vous ne surmonterez pas votre ADDICTION tant que vous n’aurez pas compris ceci à propos de VOTRE MÈRE

Commençons par une vérité que vous n’allez pas vouloir entendre. Depuis des années, vous cherchez à quelque chose que vous ne pourrez jamais attraper. Ce n’est pas de l’argent.

Ce n’est pas du plaisir. Ce n’est pas du pouvoir. C’est un vide, un trou si sombre et si profond que vous avez essayé de remplir avec n’importe quoi que la vie vous mette devant.

L’alcool, les drogues, le sexe, le travail, les réseaux sociaux, la nourriture, même l’amour des personnes éloignées… Vous le savez, parce que vous l’avez ressenti. Chaque essai est un échec. Et pourtant, vous tombez encore et encore, comme si quelque chose vous attirait de l’intérieur vers cet abysse.

L’addiction n’est pas un habit. Ce n’est pas une manque de discipline. C’est un cri, un bruit silencieux qui sort de ce qui est le plus caché de votre âme.

Peu importe combien de fois vous dites « C’est la dernière » Peu importe combien de calendriers vous touchez, il revient toujours. Parce que ce n’est pas la substance qui vous a enchaîné. C’est l’abysse à laquelle vous vous attachez.

Cet abysse a un visage, un origine, une raison. Et même si vous le rejetez, même si vous le disfracez de volonté ou de destin, vous savez que tout a commencé bien avant la première goutte, la première ligne, la première mention. L’addiction n’est qu’un réflexe de quelque chose de plus ancien.

Dites-moi, avez-vous jamais senti que vous n’étiez pas suffisamment? Je ne parle pas de ne pas être le meilleur au collège, ni de faire erreur dans vos relations. Je parle d’un truc plus subtil, plus corrosif. La sensation que, peu importe ce que vous fassiez, personne ne vous voyait.

Personne ne vous embrassait avec cette tendresse qui ne demandait rien d’autre. Personne ne vous disait « tu es bien comme tu es ». Ce venin se filtre dans l’enfance et se clave comme un fer chaud dans la viande de l’âme. C’est là que naît la blessure.

Une blessure qui a un nom dans le langage des archétypes. La mère. Pas la mère en personne, mais en symbole.

Comme la première source d’amour, de nourriture, d’acceptation. Si cette source est distorsionnée, brûlée ou absente, ce qui reste n’est pas simplement un enfant triste, mais un adulte condamné à chercher sans repos ce qu’il n’a jamais reçu. Et ici se trouve la partie la plus brutale.

L’addiction n’est pas l’ennemi, c’est le map. C’est la brûlure tordue qui indique à nouveau et à nouveau vers ce vide primaire que tu n’as jamais voulu regarder de face. Tu penses que tu luttes contre l’alcool, contre la cocaïne, contre la pornographie, contre la télé de ton téléphone.

Mais en réalité, tu ne luttes que contre l’écho d’un amour perdu. C’est pourquoi ça ne fonctionne pas. C’est pourquoi chaque thérapie qui promet de la discipline et chaque conversation de motivation qui promet de la volonté s’écrasent en quelques jours.

Parce que tu ne luttes pas contre ce que tu crois. Tu es en train de t’échapper de toi-même. Carl Jung l’a affirmé.

Ce que nous ne faisons pas conscient se manifeste dans notre vie comme un destin. Et ton destin, jusqu’à présent, a été de répéter impulsivement l’essai désespéré de remplir un espace avec des choses qui ne pourraient jamais le remplir. Comme essayer d’éteindre la thèse avec de la terre.

Comme vouloir embrasser une sombre. L’addiction est le messager. Le messager cruel, oui.

Mais aussi le seul qui a l’air d’essayer de te montrer la blessure que tu essaies de nier. Sais-tu pourquoi tu tombes de nouveau? Parce qu’au fond, tu ne cherches pas le plaisir. Tu cherches ta mère.

Pas la mère biologique nécessairement, mais l’archétype. Ce premier amour inconditionnel qui te dit « oui, tu existes » et « c’est bien que tu existes ». Chaque substance, chaque conduite impulsive est un substitut grotesque de cet embrassement perdu. Mais comme tout substitut, il s’exhauste.

Il te donne un relâchement fluide. Et ensuite, la tombe revient. Et chaque tombe est plus dure.

Parce que tu n’es pas confronté au problème. Tu n’es pas confronté au problème. Tu n’es pas confronté au problème.

Il y a quelque chose à l’intérieur de toi qui continue d’attendre d’être vu, d’être aimé, d’être embrassé sans conditions. Et pendant que tu ne le regardes pas, pendant que tu ne le sauves pas, l’addiction va continuer de t’appeler à ta porte comme un visiteur nocturne qui n’est jamais fatigué. Imagine un moment où tu arrêtes de voir l’addiction comme une condamnation et commences à la voir comme un map.

Un map qui indique avec précision chirurgique le lieu exact où tu dois aller. La blessure originale. C’est le lieu auquel tu n’as jamais voulu retourner parce qu’il sent l’abandon, le froid, le silence.

Le lieu où tu as appris que pour être aimé, tu devais faire quelque chose, démontrer quelque chose, te sacrifier, t’occuper, te rendre. L’addiction se nourrit de cette menture. Et jusqu’à ce que tu ne la désarmes, elle restera vivante.

Le problème, c’est que l’être humain est programmé pour éviter le douleur. Et tu le sais. Chaque fois que tu essaies de méditer, l’incommodité apparaît.

Chaque fois que tu essaies d’être seul en silence, l’anxiété apparaît. Alors tu cours à chercher la distraction, l’anesthésie, la substance. Mais il… Le secret est de traverser cette incommodité, de t’immerger dans elle comme si c’était un océan sombre.

Parce que seulement en embrassant cette blessure, tu peux la transformer. Il ne s’agit pas de tuer l’addiction. Il s’agit d’écouter-la.

Il ne s’agit pas d’éliminer le vide. Il s’agit de te réconcilier avec lui. Jung parlait de la sombre, cette partie de nous qu’on occupe, qu’on enferme, qu’on a peur de montrer.

L’addiction est la sombre qu’on a faite habituellement. C’est la sombre qui est devenue routine. Et la seule façon de la vaincre n’est pas de la nier, mais d’intégrer.

Quand tu la regardes, quand tu l’acceptes, quand tu dis « oui, je suis brûlé, oui, j’ai faim d’amour, oui, je n’ai pas été vu comme je l’avais besoin », alors l’addiction commence à se détruire. Parce que ce que tu acceptes se transforme. Ce que tu nies, t’esclave.

Maintenant, imagine que l’addiction ne reste plus qu’un ennemi et se transforme en un professeur. Cet addiction qui te fait tellement peur, cet espace que tu croyais maléfique, est en réalité la porte vers ta totalité. La blessure de la mère ne disparaît pas en l’ignorant.

Elle disparaît quand tu la transformes en un espace de compassion. Parce que ce que tu cherchais dans chaque cup, dans chaque ligne, dans chaque écran, ce n’était pas un plaisir, c’était de l’amour. Et cet amour, même si tu ne le crois pas, peut naître dans toi.

Pas de ta mère, pas d’une couple, pas d’une drogue, de toi. Ici se trouve la paradoxe la plus brutale. L’addiction que tu hais tellement est en réalité le message le plus honnête de ton âme.

Elle te crie « Regarde-moi, retourne à l’origine, embrasse le enfant que tu étais. » Ce n’est pas une coïncidence que la reprise apparaît quand tu te sens le plus vide, quand tu es le plus loin de toi. Parce que l’addiction n’est pas la punition, c’est le signal, le map qui insiste.

Ici se trouve la blessure, ici se trouve ce que tu dois regarder. Le vrai travail n’est pas de laisser la drogue ni de laisser la conduite, c’est d’essayer de se sentir devant toi-même, avec les lumières éteintes et d’entendre ce cri interne qui n’a jamais été consolé. Et alors, lentement, commencer à construire à l’intérieur de toi ce que tu n’as jamais reçu à l’extérieur.

Le jour que tu le fasses, l’addiction perdra sa force. Parce que tu n’auras plus besoin de substituts, parce que tu auras trouvé la source, parce que tu auras transformé la sombre en lumière. Je sais.

Tu ne veux pas l’entendre. C’est plus facile de croire que l’addiction est une malédiction externe, un démon qui se met dans ton corps. Mais la vérité est plus inquiétante.

L’addiction es-tu. C’est ta blessure qui essaie de te sauver, même si elle le fait de la façon la plus moche et détructive. C’est ta âme qui crie en silence que quelque chose d’intérieur continue à sangler.

Et jusqu’à ce que tu ne l’entends pas, la pesadilla se répétera. Demande-toi. Qu’est-ce que tu cherches vraiment quand tu consommes, quand tu t’escapes, quand tu t’embrasses dans la compulsion? Quel visage vois-tu dans ce moment fugace de relâche? Si tu as le valeur de répondre, si tu peux supporter le vertigo de regarder en arrière et reconnaître la vérité, alors tu as déjà fait le premier pas vers la libération.

Parce que la sanation n’arrive pas en luttant contre l’addiction, mais en embrassant la blessure qui l’a créée. Et ici est la dernière alerte. Ce chemin n’est pas confortable.

Tu vas pleurer ce que tu n’as jamais pleuré. Tu vas ressentir le poids d’un abandon que tu as caché depuis des décennies. Mais quand tu le traverses, quand tu te réconcilies avec cette vérité, le vide ne sera plus un monstre mais un espace sacré.

Parce que là-bas, dans le même endroit où ton addiction est née, ta liberté peut aussi être née. Et si je te disais que l’addiction n’est pas seulement une blessure émotionnelle, mais aussi un rituel inconscient? Pensez-y. Chaque fois que tu tombes dans la compulsion, tu n’es pas simplement en consommant une substance ou en répétant une conduite, tu recrées un acte sacré inversé.

Comme un prêtre sombre, tu répètes une cérémonie qui te connecte avec ce vacille primaire. Le cigarette allumé, la cuillère servie, la ligne préparée, la tâche débloquée, tout a le même patron. Une préparation, une entrée, un trance.

Et dans ce trance, ce que tu cherches, ce n’est pas du plaisir, c’est de la communion. Une communion tordue, oui, mais une communion à la fin. L’être humain a toujours besoin de rituels pour gérer l’invisible, pour entrer en contact avec ce qu’il ne comprend pas.

Le problème, c’est que quand l’amour materne manque, quand cet archétype est absent ou distorsionné, nous inventons un rituel parallèle qui essaie de nous renvoyer ce que nous avons perdu. C’est l’addiction, un culte secret au vacille. Regarde ta vie avec attention.

Chaque reprise a un ordre, une liturgie personnelle que tu répètes comme si tu étais sous un enchant. Qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que ton psyche essaie de construire un pont vers le divin, mais avec des matériaux contaminés. L’addiction n’est pas seulement une blessure, c’est aussi une plegarie mal dirigée.

Tu pries à la sombre au lieu de la lumière. Jung disait que quand un instinct ne trouve pas son expression saine, il devient destructeur. Et ici est la preuve.

Ta nécessité de connexion, d’amour, de transcendance, a été séparée d’un rite qui n’est nulle part. Et qu’est-ce qui se passerait si tu pouvais transformer ce rite? Ne pas l’éliminer, mais le redirecter. Parce que ce n’est pas d’empêcher ta vie d’actes symboliques, mais de le remplir de nouveaux symboles qui te donnent la chance de revoir ce que l’addiction t’a robé.

Tu ne peux pas simplement arrêter de consommer. Tu dois créer un espace où ce moment d’impulsion a une sortie réelle. Le problème, c’est que personne ne t’apprend ça.

Tout le monde parle de volonté, de discipline, de résistance, mais peu de gens comprennent que la raison de l’addiction est spirituelle. Si ton esprit ne trouve pas un altar sain, il va continuer à s’accrocher devant la bouteille, devant l’aiguille, devant la scène. Il y a quelque chose d’encore plus sombre.

L’addiction se nourrit de secrets. Le silence dans lequel tu caches ton douleur, la masque avec laquelle tu souris au monde, pendant que tu t’effondres à l’intérieur, c’est ce qui retient vive la compulsion. Le secret est son oxygène.

Parce que pendant que tu couches, la douleur ne sera pas partagée, ne sera pas regardée, ne sera pas embrassée. Et sans témoins, le monstre croît. C’est pour ça que tu sens que plus tu t’occupes de ta lutte, plus elle devient forte.

Parce que l’addiction prospère dans l’obscurité, mais se faiblit dans la lumière. Quand tu confies, quand tu révèles, quand tu t’espères exposer ta douleur, quelque chose s’écrase dans l’obscurité. Le secret s’arrête d’être un arme contre toi et commence à être un pont vers l’autre.

C’est là qu’arrive un point fondamental. La mère comme symbole n’est pas seulement une figure personnelle, elle est aussi collective. Nous vivons dans une culture qui ne sait pas nourrir, qui ne sait pas soutenir.

Nous grandissons dans des sociétés qui nous demandent de produire, de compéter, de gagner. Mais qui nous montrent rarement à recevoir de l’amour inconditionnel. Dans ce sens, nous sommes tous des orphelins symboliques.

Nous avons tous cette manque maternelle qui nous empêche vers des manières d’évasion. Et certains finissent en addictions visibles, d’autres en addictions invisibles. L’obsession par le succès, la dépendance du reconnaissance, la nécessité compulsive de validation externe.

Le poisson est le même. Il ne change qu’en masque. Ce qui est perturbant, c’est que plus vous essayez de remplir ce trou avec des substituts, plus grand il devient.

Parce que chaque fois que vous répétez le rituel addictif, vous renforcez la mention que l’ombre doit être peuré et couvert. Mais si vous le regardez d’un autre angle, l’ombre n’est pas l’ennemi. L’ombre est la matrice, l’espace fertile où quelque chose de nouveau peut naître, l’obscurité où la semelle germine.

La paradoxe est brutale. Ce que vous craignez le plus, c’est aussi ce qui peut vous libérer. Et ici apparaît une autre révélation qui peut vous trembler.

L’archétype materne ne se répare pas en attendant que quelqu’un le lui retourne, mais en l’incarnant lui-même. Oui, vous avez bien entendu. Vous, qui avez été l’enfant abandonné, vous devez devenir votre propre mère.

Cela signifie apprendre à vous nourrir, à vous soutenir, à embrasser vos ombres sans leur demander de disparaître. Cela signifie regarder avec la tendresse que vous n’avez jamais reçue. Ce n’est pas un chemin confortable, parce qu’il exige d’assumer que personne ne va vous réparer, qu’il n’y aura pas un retour miraculeux à l’utère perdu.

Mais c’est aussi la seule sortie réelle, de vous nourrir à vous-même. L’addiction, alors, devient un miroir qui reflète ce que vous n’avez pas encore osé offrir. Si vous cherchez des substances, c’est parce que vous ne savez pas encore comment vous consoler.

Si vous vous perdez dans des comportements compulsifs, c’est parce que vous ne savez pas encore comment vous soigner. Le jour où vous l’apprendrez, le rituel changera. Pas parce que la compulsion disparaît comme par art de magie, mais parce que vous aurez un nouvel altar où déposer votre nécessité de connexion.

Et cet altar peut être le silence, l’art, la nature, la méditation, l’écriture, tout ce qui vous renvoie à l’origine sans vous détruire. Pensez à ceci. Qu’est-ce si votre addiction était en réalité un entraînement brutal pour découvrir votre véritable espiritualité? Qu’est-ce si chaque tombe était la manière la plus cruelle de vous préparer pour vous réveiller? Cela peut sonner étrange, même offensif, mais c’est la vérité que personne n’ose dire.

Derrière chaque addiction se trouve une recherche de ce sacré. Et quand cette recherche trouve son vrai champ, la compulsion perd son pouvoir. Parce que vous n’avez plus besoin de chercher à l’extérieur ce que vous avez enfin découvert à l’intérieur.

La question maintenant est est-ce que vous aurez le valeur de devenir votre propre cureur? Est-ce que vous pourrez supporter le vertigo de vous confronter au vide et découvrir qu’il n’y a pas de mort mais du naissance? Parce qu’au final, l’addiction n’est pas une condamnation, c’est une invitation. Une invitation à descendre à l’inframonde de votre psyche, à confronter les fantômes de votre mère intérieure et à revenir avec le feu de l’autocompassion dans les mains. Ce feu est l’unique qui peut illuminer votre obscurité.

Ce feu transforme la blessure en portail, la sombre en maître, l’addiction en mape. Mais attendez un instant et pensez à ceci. Qu’est-ce qui se passerait si l’addiction était en réalité une armoire? Oui, une armoire que votre psyche a créée pour protéger le plus vulnérable de vous.

Elle peut vous détruire lentement, elle peut vous faire perdre des relations, de l’argent, de la santé, mais derrière tout cela, il y a un objectif occulte, d’empêcher que quelqu’un touche de nouveau cette blessure primaire. L’addiction est brutale, mais elle fonctionne comme un gardien. Un gardien étouffé, cruel, mais gardien à la fin et au bout.

Parce que sans cette armoire, peut-être que vous auriez tombé complètement. Et ici apparaît la paradoxe qui terrifie. Ce qui vous a le plus fait mal est aussi ce qui, d’une certaine manière, vous a gardé vivant.

Et c’est le dilemme. Comment libérer quelque chose qui vous détruit, quand en même temps, c’est la seule chose qui vous a évité d’être tombé avant. C’est pour cela que le chemin n’est pas de décoller l’addiction comme si c’était un tumeur, mais d’y remercier et la libérer.

Parce que même le plus sombre a une fonction dans l’architecture de l’âme. C’est ici qu’entre en jeu quelque chose que peu de gens comprennent. La relation entre l’addiction et l’identité.

Ce que tu consommes, ce que tu répètes, ce qui t’intrigue, petit à petit commence à définir qui tu penses que tu es. Tu te dis toi-même « Je suis un alcoolique, je suis un drogué, je suis un addict au travail. » Et ces mots se transforment en la prison la plus solide.

La substance n’est plus qu’un habit. C’est une étiquette qui s’inscrit dans ta peau. Mais cette étiquette est une menthe.

Parce qu’avant la première goutte, avant la première aiguille, avant la première nuit de compulsion, tu existais déjà. Tu n’as pas été addict, tu t’es rendu addict. Et si tu t’es rendu addict, ça signifie que tu peux te transformer de nouveau.

L’identité n’est pas en pierre, mais l’addiction te convient qu’elle l’est. Elle te fait croire que tu es ta chambre quand en réalité tu es celui qui la soutient. Le plus perturbant est comment la société renforce cette menthe.

Nous vivons dans un monde qui a besoin d’étiquettes. Alcoolique, dépressif, anxieux, dépendant. Et ces étiquettes se transforment en chaînes invisibles.

Tu sais pourquoi? Parce que quand tu acceptes que c’est ce que tu es, tu arrêtes de te demander ce qu’il y a en dessous. Personne ne t’invite à explorer l’origine de la compulsion. Ils t’invitent seulement à t’identifier avec elle.

C’est confortable pour le système. Tu es ceci, et c’est tout. Mais l’inconvénient, le plus libérant, c’est de se rappeler que l’addiction n’est qu’un symptôme, pas ton essence.

Ton essence est enfermée, mais pas détruite. Pense maintenant à quelque chose de plus inquiétant. Que se passe-t-il avec les rêves que tu n’as jamais réalisés? Que se passe-t-il avec la rage contenue, avec les désirs suffocés, avec les passions que tu as éteintes pour t’adapter? Tous ces fragments repressés de toi-même s’accumulent dans ce que Jung appelait la sombre.

Et l’addiction devient le canal où cette sombre s’exprime. Chaque excès, chaque compulsion est une masque torpide d’un désir véritable que tu n’as pas l’air de vivre. C’est pourquoi le chemin de la sanation n’est pas seulement arrêter de consommer.

C’est l’attraper à vivre ce que tu as caché. Parce que si tu ne donnes pas la sortie de ton authenticité, la sombre va continuer à chercher des clés. Et ces clés portent toujours la même chose.

Compulsion, vide, tombe. La trompe, c’est que nous confondons le contrôle avec la liberté. Nous croyons que si nous contrôlons la substance, nous serons libres.

Mais c’est une illusion. La véritable liberté ne naît pas du contrôle, mais de l’intégration. Ce n’est pas de contenir la torment, mais d’apprendre à danser avec elle.

Et pour cela, tu dois ouvrir la porte à la partie de toi que tu as exilé. Parce que l’addiction se nourrit de l’exil, de chaque émotion refusée, de chaque désir silencieux, de chaque larme supprimée. La cure n’est pas d’appuyer plus la corée, mais de libérer ce que la corée essaie de coucher.

Et ici, je veux t’amener à un terrain encore plus profond. Le temps. L’addiction distorsionne ta relation avec le temps.

Quand tu es à l’intérieur, il n’existe que le présent immédiat. Le boisson, la dose, le clic sur la scène. Tout le reste disparaît.

Le futur n’importe pas. Le passé s’élimine. C’est un présent artificiel.

Un présent qui dévore. Et cela révèle une autre vérité. L’addiction est aussi un essai désespéré d’escaper du poids du temps.

Quand le passé fait trop de mal et le futur fait trop peur, la tête s’attache au seul refuge qu’elle trouve. Un instant fugace d’anesthésie. Mais cet instant est une prison.

Une prison qui t’envoie près de la continuité de ta vie. La paradoxe est que le seul chemin pour te libérer du présent toxique de l’addiction est d’apprendre à se réconcilier avec le passé et à confier au futur. Le passé avec sa blessure, le futur avec sa incertitude.

Il ne s’agit pas d’oublier, mais d’intégrer. Parce que pendant que tu es à l’intérieur du temps, le temps te dévore. Mais quand tu l’acceptes, quand tu embrasses ta histoire et que tu ouvres les bras au mystère du futur, la compulsion perd son sens.

Tu n’as plus besoin d’échapper. Parce qu’il n’y a plus rien à cacher. Maintenant dis-moi, tu te rends compte de ce que cela signifie? Cela signifie que l’addiction, plus qu’un ennemi, est un langage.

Un langage brutal que ton âme utilise pour te dire ce que tu n’as pas entendu d’une autre façon. Chaque recueil est une parole. Chaque vide est une phrase.

Chaque compulsion est un entier paragraphe écrit sur la peau de ta vie. Et ce langage ne va pas calmer jusqu’à ce que tu l’écoutes. Jusqu’à ce que tu le traduises.

Jusqu’à ce que tu l’intégres. La question est, vas-tu continuer à le regarder comme un punitif ou vas-tu t’attendre à l’écouter comme une révélation? Et ici nous arrivons au point où tout ce que tu as entendu commence à prendre forme. Parce que après avoir traversé la blessure, après avoir décrypté le rituel, après avoir confronté le gardien, il reste une dernière révélation.

L’addiction ne se dépasse pas avec force, elle se transcende avec sens. Ce qui te maintient enchaîné n’est pas la substance, c’est l’absence d’un objectif. Quand la vie n’a pas de direction, l’addiction se transforme en brûlure, même si c’est vers l’abysse.

Mais quand tu trouves un plus grand sens, la compulsion s’éloigne parce que tu n’en as plus besoin. C’est comme une sombre qui se dilue au matin. Elle ne disparaît pas parce que tu luttes contre elle.

Elle disparaît parce que la lumière s’allume. Et cette lumière est l’objectif, le feu intérieur, la raison pour laquelle tu décides de continuer à respirer, même si ça fait mal. Et voici le tour final.

L’objectif n’est pas quelque chose que tu dois trouver dehors. Il n’est pas un trésor caché. Il n’est pas dans un futur parfait ni dans une fin impossible.

Il est dans toi, dans ce même vide que tant de peur t’a donné. Ce vide n’était pas une condamnation. C’était une semelle qui attendait d’être irriguée.

La semelle de ton authenticité. Arrête de chercher dehors ce qui ne peut fleurir qu’à l’intérieur. Parce que la vraie victoire n’est pas de vaincre l’addiction.

C’est de la transformer en maître. Quand tu comprends son langage, quand tu remercies son fonction, quand tu retiens le message qu’il cachait, tu peux enfin le libérer. Et en ce moment, la blessure se transforme en cicatrice et la cicatrice en symbole.

Un symbole que tu as survécu, que tu es descendu dans l’enfer et que tu es revenu avec ton propre feu. Alors maintenant, je te lance une invitation brutale. Dans les commentaires, il y a une phrase qui résume ce qui t’a le plus touché aujourd’hui.

Une phrase de toi, authentique, née de ta sombre et de ta lumière. Écris-la comme un pacte avec toi-même, comme un souvenir que ce article n’a pas été un entretien simple, mais un miroir. Et si tu veux continuer à explorer ces vérités incommodes, abonne-toi.

Parce que ce qui vient n’est pas facile, mais je te promets qu’il sera réel, sans masques, sans délicatrices. Et je me dis au revoir avec quelque chose que peut-être tu n’attendais pas. Je ne veux pas que tu me rappelles.

Je veux que tu te rappelles ce qui t’a réveillé pendant que tu m’écoutais. Parce que moi, au final, je ne suis qu’une voix. L’important c’est ce qui ressonne dans ton silence quand l’article se termine.

Alors éteins la panne, reste seul avec toi et écoute l’écho. Cet écho est ton, pas mon. Et si tu le ressent, si tu l’embrasses, tu auras pris le premier pas vers ta propre liberté.

Maintenant, dis-moi, t’es prêt à l’écouter ?

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